Epistémologie

L’épistémologie, appelée autrement la théorie de la connaissance (ou gnoséologie ou noétique), est une branche philosophique très répandue et – pour la plupart des philosophes modernes – la plus importante. Les philosophes anciens et médiévaux disaient que tout ce qui est reçu, est reçu selon le mode de celui qui le reçoit (quidquid percipitur ad modum percipientis percipitur), c’est-à-dire que le contenu de l’objet que l’on perçoit est conditionné par des capacités (puissances) cognitives du sujet qui perçoit.

Si nous percevons la réalité de la façon sensitive, nous n’y avons que le contact avec la réalité matérielle. Si nous percevons de la façon intellectuelle, nous sommes capables d’apercevoir la réalité plus parfaite que la matière. Il est important que dans notre connaissance soit active la façon la plus haute de la connaissance qui est à notre disposition. Alors nous serons capables de saisir la richesse de la réalité extérieure.

C’est la connaissance noétique qui est la connaissance humaine la plus parfaite. On peut la nommer aussi la connaissance intellectuelle, si l’on distingue l’intellect et la raison, ou la connaissance du cœur, si l’on définit le cœur comme la puissance cognitive-volitive (car ici la volonté suit spontanément et sans hésitation l’intellect) qui agit par un Insight ou l’intuition intellectuelle.

La connaissance de la raison (rationnelle) diffère de celle de l’intellect (intellectuelle, noétique), mais – pareillement à la connaissance noétique – elle a le caractère spirituel, c’est-à-dire immatériel. Elle en diffère par le fait qu’elle n’est pas une vision spirituelle de la vérité. La raison en effet y parvient au moyen du raisonnement. Par opposition à la connaissance noétique, celle de la raison a un caractère indirect. La raison sait que quelque chose est vrai, mais elle ne l'expérimente pas (ne le « voit » pas).

L’homme possède encore un autre genre de la connaissance qui est direct. Elle n’est pas cependant spirituelle comme celle de l’intellect. Il faut mentionner ici que dans la connaissance sensitive, car on en parle, il y a aussi quelque chose de matériel et d’immatériel. Comme l’on a dit plus haut, la connaissance sensitive nous limite seulement au contact de la réalité matérielle.

Le genre de la connaissance le plus bas est si imparfait qu’il ne peut pas porter le nom de la connaissance. Il se réalise au niveau végétal de la vie humaine. On peut parler ici de la « connaissance végétale » ou quasi-connaissance. L’homme absorbe dans ce cas seulement ce qui demeure déjà en lui. Il est enfermé dans le cadre de ses sensations qui ne signifient rien et qui ne font référence à rien d’extérieur, mais elles sont traitées comme des objets de la connaissance.

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