Monde des images

Au niveau végétatif de l’âme correspond la réalité des reflets, des traces, des apparences, des signes qui sont considérés ici comme des êtres existants pour eux-mêmes. Ils ne sont pas traités comme les reflets des choses, mais comme des choses. Ce sont des reflets qui ont perdu leur référence externe et en même temps la signification la plus importante. Tels « reflets » sont des sensations humaines (impressions, images, associations, sentiments), si nous ne les traitons plus comme des porteurs d’informations sur le monde extérieur, et nous focalisons toute notre attention sur eux-mêmes. Comme dit une formule médiévale, tout ce qui est reçu, est reçu selon le mode de celui qui le reçoit (quidquid percipitur ad modum percipientis percipitur). Le monde végétal est un, est uniforme, plat, sans contact avec ce qui est externe. Ce monde de reflets ne sait pas la distinction entre ce qui est subjectif et ce qui est objectif.

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