Hans Blumenberg

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Hans Blumenberg (1920-1996) – un philosophe allemand, juif par sa mère, Blumenberg a reçu une éducation catholique. Victime des lois raciales de Nuremberg, il interrompt ses études universitaires. Puis il travaille comme simple ouvrier. Arrêté par les nazis en 1944, il se retrouve dans un camp de concentration d’où il s’enfuit et est caché par la famille de sa future épouse jusqu'à la fin de la guerre. Après il devient professeur à l'université de Hambourg, à Giessen (1960), puis à Bochum (1965) et Münster (1970-1985).

Introduction :

Blumenberg est l’auteur de la théorie de connaissance qui s’appelle la « métaphorologie » où il développe le terme les métaphores absolues qui expriment une réalité (entre autres celle à laquelle se rapporte la religion) inexprimable en conceptualité. Ses livres sont une polémique avec l’opinion selon laquelle la sécularisation est un destin de la civilisation humaine. Il critique la catégorie de "sécularisation" mise en vogue par Eric Voegelin, Karl Löwith ou Carl Schmitt. Pour lui, la Modernité est une époque indépendante et opposée à l’Antiquité et au Moyen Age par la réhabilitation de la curiosité humaine en réaction à l’absolutisme théologique.

Lectures :

  • Hans Blumenberg, La légitimité des temps modernes, Gallimard 1999.
  • Jean-Claude Monod, Hans Blumenberg, Paris, Belin-poche, 2007
  • Jean-Claude Monod, La querelle de la sécularisation : théologie politique et philosophies de l'histoire de Hegel à Blumenberg, Vrin, 2002
  • Michaël Foessel, Modernité Et Sécularisation - Hans Blumenberg, Karl Löwith, Carl Schmitt, Leo Strauss, CNRS 2007

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